Cette année 1976, je pars deux fois en tournée avec Serge Lama, de fin février à avril et de fin juin à mi-septembre. J’apprends beaucoup de choses en regardant faire Serge. À la rentrée 76, je passe une semaine au Théâtre de la Ville à Paris, ce sera l’occasion pour ma mère de croiser mon père dans le hall, ils ne s’étaient plus revus depuis très longtemps! C’est au Théâtre de la ville qu’on me propose et que j’accepte de faire deux tournées l’année suivante, deux tournées qui me feront rapidement prendre conscience que quand on chante devant parfois 10 000 personnes grâce à Serge Lama, c’est vraiment lui qui attire les gens, aucun doute là-dessus!

Fin 76, enregistrement et sortie de Quand pleure la petite fille, une fois de plus enregistré au Studio Pathé Marconi à Boulogne-Billancourt sous la houlette de Claude Dejacques et Jean Musy, Jean-Claude Lefèvre étant aux manettes, assisté comme d’habitude par un personnage unique, Pierre Saint! Ce sera aussi en 1976 que je découvrirai le Japon pour une tournée de promotion suivie de trois concerts à Tokyo. Entre 76 et 77, je passerai deux fois à l’Olympia, d’abord un Musicorama, je crois bien fin 76, très bon souvenir, et puis en Janvier 77, en première partie de Dalida, très très mauvais souvenir, pas à cause d’elle, mais à cause d’une vraie ambiance détestable créée par son fan-club qui faisait tout pour pourrir la première partie…

En 1977, enregistrement et sortie de Et la fête est finie, un disque dans lequel je voulais mettre l’accent sur une chanson, Les vocalises de Brel, mais la maison de disques et les radios s’enticheront d’un autre titre, Le vin me saoûle, dont les arrangements écrits par Jean Musy me gêneront toujours un peu par leur côté pompeux, alors que finalement c’est plutôt une chanson fun et facilement interprètable dans une version assez latine comme celle que nous faisons sur scène aujourd’hui!